3 mars 1858

« 3 mars 1858 » [source : BnF, Mss, NAF 16379, f. 50], transcr. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.5058, page consultée le 03 mai 2026.

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Mon bien-aimé, je te souris, je t’aime, je suis heureuse. Je te le dis du fond du cœur et sans prendre le temps de chercher les mots pour l’exprimer parce que mon cœur déborde et que l’heure de mes convives me presse mais je t’aime avec toute mon âme. Je suis trop souvent en proie à des malaises qui réagissent sur mon caractère, naturellement impatient, mais quels que soient mes injustes emportements, je ne t’en aime pas moins avec tout le respect et toute l’admiration et tout l’amour de mon [âme ?]. Tu verras ce soir combien je vais mettre à profit le bonheur que tu me donnes. En attendant, j’ai voulu protester contre ma maussaderie de tantôt par ce petit bout de restitus que je remplis de mon amour.

Cette année-là…
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Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

Hugo réchappe d’un grave anthrax, qui l’immobilise et l’empêche de voir Juliette, follement inquiète, pendant plusieurs semaines.

  • 11 avrilJuliette Drouet visite Hauteville-House. Expérience déprimante.
  • 3 juillet-4 octobreHugo est atteint d’un grave anthrax qui manque de l’emporter. Pendant des jours, Juliette est privée de sa vue, et obtient de ses nouvelles via les servantes, et leur médecin qui l’informe.